Manger notre Saint-Laurent: c'est quoi ça?

Par Mélanie Lemire

Chaire de recherche Littoral

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C’est quoi le Collectif Manger notre Saint-Laurent? Une belle gang de motivés pour mettre en valeur les ressources animales et végétales comestibles issues du St-Laurent, promouvoir le plaisir de les manger et soutenir l’autonomie alimentaire au Québec.

Le projet Manger notre Saint-Laurent a pour objectifs de mettre en valeur les ressources animales et végétales comestibles issues du Saint-Laurent, et de promouvoir le plaisir de manger ces aliments locaux et l’autonomie alimentaire. Ce Collectif rassemble plusieurs chercheurs, partenaires régionaux, chefs culinaires et artistes visuels pour faire de la science et de l’art culinaire et visuel au service des communautés en utilisant des approches interdisciplinaires et intersectorielles.

La méconnaissance des espèces

Durant la phase 1 (2018-2020), le collectif a réalisé une vaste enquête auprès de communautés phares du Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine et plus largement au Québec pour documenter les habitudes de consommation et les perceptions des gens en lien avec les aliments du Saint-Laurent et ceux qui sont impliqués dans leur exploitation. Lors du retour des résultats, trois constats ont émergé. Plusieurs espèces comestibles du Saint-Laurent demeurent méconnues ou mal aimées, notamment le phoque gris, les algues ou le sébaste. Bien que la pêche représente une activité économique importante pour l’Est du Québec, les populations côtières et le reste du Québec n’ont pas accès aux ressources du Saint-Laurent, celles-ci étant majoritairement exportées vers les marchés internationaux. Ce Saint-Laurent, riche en ressources, a aussi perdu son rôle de pourvoyeur généreux pour les familles vulnérables.

En identifiant les freins à la consommation d’espèces méconnues du Saint-Laurent et en contribuant au développement des bases d’une nouvelle politique alimentaire visant à mettre en œuvre des circuits courts de valorisation des ressources comestibles du Saint-Laurent de la mer à l’assiette, la phase 2 (2020-2022) du projet Manger notre Saint-Laurent vise à renforcer la sécurité et l’autonomie alimentaire des populations vivant près de ces ressources et ailleurs au Québec, et de nous réapproprier une part de notre identité, un terroir marin qui est en nous mais qu’on a oublié.

La mobilisation citoyenne

La présente campagne de mobilisation citoyenne Mange ton Saint-Laurent vise à  vous inviter à poser une série d’actions et à mettre en valeur des initiatives existantes et prometteuses pour Manger notre Saint-Laurent avec une approche humoristique et ludique. La veille informationnelle, les articles journalistiques et les analyses économiques disponibles sur ce site visent à vous informer notamment sur les enjeux que vivent les pêcheurs et les transformateurs. Nous vous proposerons également des pistes de réflexion pour améliorer notre système alimentaire.

  • Mélanie Lemire (CHU de Québec – Université Laval)
  • Dany Dumont (UQAR)
  • Marie Marquis (Université de Montréal)
  • Steve Plante (UQAR)
  • Holly Witteman (Université Laval)
  • Esteban Figueroa (CIRADD)
  • François L’Italien (IREC)
  • Yv Bonnier-Viger (Université Laval et Direction de santé publique de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine)
  • Émilie Morin (UQAR)
  • Isabelle Cummings
  • Mayka Thibodeau
  • Jasmine Solomon (CERMIM)
  • Exploramer
  • Municipalités de Cap-Chat, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé et des Îles-de-la-Madeleine
  • Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk (Malécites de Viger)
  • Directions de santé publique Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine
  • Directions de santé publique du Bas-St-Laurent
  • Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD)
  • Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM)
  • Observatoire global du Saint-Laurent